Chantal Ernoult-Rakotofiringa naît en 1958 à Tananarive. Guidée par une volonté farouche de réussite scolaire et professionnelle, son attachement à son pays est profond et toute réussite personnelle ne peut se faire sans agir pour sa terre. Mérina de Tana, Chantal Ernoult-Rakotofiringa passe une enfance choyée et relativement aisée, dans Madagascar française puis indépendante, jusqu’au décès brutal de son père. Etant l’aînée, elle aide alors sa mère dans la prise en charge de la famille, tout en s’investissant dans ses études. Grâce à l’obtention d’une bourse, elle peut venir en France poursuivre les études supérieures dans le Nord à Lille. Conquise par cette région, elle s’y intègre totalement, y travaille en tant qu’ingénieur textile, s’y marie avec un « homme du Nord ». Des raisons professionnelles les font s’installer dans le Val d’Oise ; tout au long de son parcours professionnel, Chantal Ernoult-Rakotofiringa cherche le meilleur moyen pour travailler avec Madagascar et être utile aux siens. Elle y parvient en 2007 en créant sa société Er-Mada, qui lui permet de faire vivre l’artisanat malgache et une partie de sa famille restée là-bas..
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Plan de l’ouvrage
Madagascar, une culture entre l’Asie et l’Afrique ; Deux langues, le français et le malgache ; Mes grands-parents, de castes différentes ; Mon grand-père maternel, médecin à Tananarive ; Le lazaret de Tananarive ; Ma grand-mère paternelle, la passion du jeu ; Le bonheur d’être avec ma grand-mère, « bébé mamachou » ; La fratrie de mon père, Naly, le frère musicien ; Mon père dans l’armée française, 39/45 et guerre d’Algérie ; Mes grands-parents maternels décédés très tôt ; Le frère aîné s’occupe de ses frères et sœurs ; L’insurrection de 1947 ; La famille maternelle, très politisée ; Le racisme de la famille maternelle, Merinas Nobles.
Un environnement empreint des traditions malgaches
Le culte des ancêtres et le retournement des morts ; Le retournement de mes grands-parents, en 2007 ; Le refus de retournement des morts par mon père ; La circoncision à Madagascar ; Le mpanandro, le numérologue ; Pendre la crémaillère avant de s’installer ; Le bois sacré, le pansacape.
L’enfance à Tananarive et le départ des français (1958 -1972 )
La rencontre de mes parents à un mariage ; Tananarive,« la ville des mille » ; La maison d’enfance, à Isoraka ; Souvenirs de cyclone, en 1972 ; L’école primaire en français ; Mon père, commercial à Shell ; La vie quotidienne pendant l’enfance, les parents travaillent ; Les boys et les bonnes, « clashmoods » et « clashmad » ; La télévision dans la vitrine des vendeurs ; Les vacances à Ambila ; Les week-ends de pêche ; Une famille de la classe moyenne de Madagascar.
La présence française après l’indépendance, ils avaient tout ; Les différences sociales ; Mon père devient grossiste en légumes et lychees… . …puis directeur commercial pour CMC, Compagnie Madecas Commercial ; Mai 1972, la révolution culturelle et le gouvernement militaire ; Les grèves générales, la fin des cours ; Les manifestations avec la jeunesse ; Le départ des Français.
La fin de l’insouciance : la mort du père , un pays à la dérive ( 1972 – 1977 )
Le décès de mon père en août 1972 ; 1972, une année importante dans notre vie ; Le début de la malgachisation et de la décentralisation ; 1975, le socialisme de Ratsiraka, vers la pénurie ; Seconder ma mère à la maison, après la mort de mon père ; L’adolescence, la musique et les différences sociales ; La lutte pour trouver de l’argent ; La corruption dans la société.
Le départ pour la France ( 1977 )
L’obtention d’une bourse pour les études en France, en 1977 ; La fac de polytechnique, à Diego-Suarez, avant de venir en France ; Deux étudiants merinas tués par les habitants de Diego ; Suivre le dossier de bourse pour être sûre de partir en France ; Hospitalisée d’urgence avant le départ : empoisonnée ? ; L’image de la France et les rêves avant de partir ; Le départ pour la France, monter dans l’avion !
L’arrivée à Roissy ; Les démarches au Crous, à Paris ; Une appréhension en permanence.
Le Nord, patrie d’adoption ( 1977 - )
Etudiante malgache :
L’arrivée à Lille ; « Je viens du Nord », 1977-1988 ; La résidence universitaire de Villeneuve d’Ascq, de 1977 à 1982 ; La solidarité malgache ; Pas de sieste à l’université ; La solitude du monde étudiant ; Les étudiants ne sont pas des migrants ; L’obligation de réussir les examens pour retourner à Madagascar ; Une bourse pour vivre, mais pas au-delà.
Un premier emploi à la lainière de Roubaix :
La question du retour à Madagascar ; La lainière de Roubaix ; L’inspection du travail me dit de faire un mariage blanc ! ; 1981-1986, de stagiaire à ingénieur de gestion pour la lainière ; L’organisation de l’usine, un milieu d’homme ; La Peugeot 304 et les mécaniciens malgaches.
Epouser un français :
La rencontre avec mon mari, en 1984 ; La demande en mariage ; « Elle na va pas être enterrée à Madagascar ! » ; Le premier voyage à Madagascar de mon mari ; L’installation à Eaubonne ; Les voyages, avec le travail de mon mari ; Les enfants, avec des prénoms français et malgaches ; Demander la nationalité française à 21 ans, même si nous sommes nés français ; Mon mari passionné par l’histoire de Madagascar.
Un second emploi, à France Loisirs :
Juin 1988 à 2000, le travail à France Loisirs ; Concilier les enfants et le travail ; Les nourrices algériennes, Fatiha et Farida ; Le départ de France – Loisirs, en 2004.
Les paris aux courses, le retour aux sources ; La mise en place de la démarche qualité à RLD, en 2004.
La création de sa propre société : nouer des liens entre la France et Madagascar :
Trouver du travail, prospecter, créer sa société… ; 2007, création de ma société Er-Mada ; Le choix du nom : Er-Mada ; Faire connaître les produits malgaches.
Madagascar aujourd’hui, le rôle de la société civile ; Le désespoir face à Madagascar aujourd’hui ; Le réveil malgache de 2002 ; Les malgaches, pas un peuple de salariés ! ; Se prendre en mains ; Message aux jeunes : « Prenez votre avenir en mains ! »
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Les Migrants